Homosexualité
Un homosexuel est une personne sexuellement attirée par les personnes du même sexe . L’homosexualité a toujours existé, et partout, depuis que le monde est monde. Selon les époques et les endroits, cette attirance sexuelle est plus ou moins bien acceptée par les sociétés. Mais en général, les homosexuels sont regardés avec méfiance et rejetés, probablement à cause de l’incompréhension qu’ils suscitent dans l'esprit des hétérosexuels… Le problème de la plupart des sociétés, basées sur des religions qui considèrent la famille comme noyau central, ou simplement sur la nécessité d’une expansion démographique, voient les homosexuels comme « inutiles » et « improductifs », et ils doivent donc être bannis et évités.
Brisons les tabous et penchons-nous un moment sur le pourquoi et le comment de cette minorité de personnes qui considèrent que l'homosexualité correspond à leur propre identité sexuelle.
L'homosexualité est observée aussi bien avec les personnes du sexe féminin qu'avec les personnes du sexe masculin. Les femmes qui aiment les autres femmes sont appellées « lesbiennes » et les hommes qui aiment les autres hommes sont dits « gays ». Il s'agit en général de personnes plutôt décomplexées, ayant un goût certain pour la fête et le sexe. N'y voyez pas non plus d'odieux individus se complaisant dans la luxure car loin s'en faut. Vous seriez bien surpris si vous pouviez détecter qui est gay dans votre entourage, ne perdez pas de vue que l'homosexualité n'est pas ce que vous percevez en premier chez un individu.
La première objection à l’encontre des homosexuels est que leur sexualité n’est pas naturelle. A vrai dire, on trouve des pratiques semblables chez les animaux – ce qui infirme donc cet argument. Néanmoins, l’évolution donne à penser que la sexualité a comme but premier la reproduction des espèces, et donc que les homosexuels seraient victimes d’une « tare », puisqu’ils ne peuvent pas avoir d’enfants. Effectivement, l'homosexualité ne permet pas de procréer naturellement.
En réalité, même les avancements actuels de la science n’ont pas pu déterminer exactement ce qui cause l’homosexualité, et donc si elle peut être considérée comme une sorte de maladie ou « d’handicap évolutif ». Si on est sûrs que les comportements homosexuels chez les animaux sont causés par un dérèglement hormonal lors du passage à l’âge adulte, le problème est beaucoup plus complexe chez l’homme. Freud évoquait un blocage psychologique dû à un trauma survenu durant la petite enfance ; on avance maintenant l’idée d’un problème génétique lors de la formation des organes sexuels chez le fœtus ; une idée également répandue serait que la simple curiosité pourrait pousser à l’homosexualité, ou que des sociétés qui normalisent ce comportement le favorisent.
N'avez-vous jamais vu un garçon très éfféminé ou une fille plutôt garçon manqué ? Cela ne dénote pas forcément une tendance homosexuelle, bien sûr, mais cela peut vous aider à comprendre que certains individus, hommes ou femmes, peuvent ne pas se sentir bien dans leur peau. On peut alors comprendre que cela génère ensuite un comportement homosexuel car l'individu homme plutôt éfféminé va par exemple plus facilement se reconnaître en temps que femme plutot qu'en tant qu'homme. Ce n'est qu'une présomption, bien sûr : une femme qui n'aime pas porter de robe n'est pas pour autant une lesbienne! En bref, à l’heure actuelle, on ne sait pas vraiment quelles sont les causes pouvant engendrer un comportement homosexuel…
Il reste que, quelle que soit la raison de cette tendance sexuelle, les homosexuels ne font de mal à personne et que le rejet est une attitude totalement inacceptable. De même pour le cas particulier de la bisexualité – qui est souvent vue comme une « homosexualité modérée » due à la peur de se déclarer totalement homosexuel, bien qu’une fois de plus rien ne permette de le vérifier.
La bisexualité s'oppose ainsi à l'hétérosexualité, voire même à l'homosexualité car les hétérosexuels mettent en avant l'argument suivant : la bisexualité est le fruit d'une sexualité libérée où le sexe devient un acte dénué de tout tabou. Les bisexuels entendent ainsi mettre en relief le fait que leur sexualité ne connait pas de restriction et que l'acte sexuel résultant d'une psychologie bisexuelle serait infiniment plus satisfaisant que l'acte sexuel hétérosexuel. Cela signifierait donc que les bisexuels arrivent à obtenir une sexualité bien plus épanouie que les hétérosexuels car ils sont à même de profiter d'un sexe comme de l'autre… Est-ce là l'explication finale ? Difficile à dire…
Il existe même une manifestation très connue en l'honneur des gays, hommes et femmes. Vous l'aurez deviné, il s'agit de la Gaypride. De renommée mondiale, la Gaypride existe également en France et cette marche pacifique est effectuée chaque année au mois de juin en plein coeur de Paris. Rien à voir avec le Marais, connu lui aussi pour centraliser les communautés gays… La Gaypride est une marche commémorative qui rassemble les lesbiennes et les gays afin de rendre homage a un triste evenement datant du 27 juin 1969. Cette année-là, en pleine nuit, il y eut une descente de police très musclée dans les bars gays de New York, aux Etats-Unis. Les affrontements ont duré 3 jours et ont fortement marqué la population homosexuelle.
En 1971, en France, naquit le premier mouvement Gaypride lors d'une emission télévisée traitant de l'homosexualité comme un fléau. Plus tard, en 1977, suite à l'injonction intolérable de Anita Bryant, à savoir : « tuer un homosexuel pour l’amour du Christ ». Bien entendu, cette phrase fût extrêmement mal percue par les gays et lesbiennes français qui réagirent en créant le FHAR (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire) et le CUARH (Comité d’Urgence Anti-Répression Homosexuelle). En 1981, près de 12 000 personnes manifestent dans la rue afin d'obtenir du président François Mitterand la dépénalisation des pratiques homosexuelles. Le président accepta et c'est donc depuis ce jour que l'homosexualité n'est plus considérée comme etant un crime en France. C'est donc ainsi que désormais, chaque année au mois de Juin, la Gaypride envahit les rue de Paris, pour le grand plaisir de certains et au grand dam de certains autres …
On peut néanmoins, malgré les attitudes intolérantes personnelles, applaudir notre société qui a premièrement dépénalisé l’homosexualité en 1981 – auparavant les homosexuels étaient passibles de peines de prison! – et qui a récemment introduit le « pacs » qui reconnaît que l’amour peut exister entre deux personnes du même sexe. Parce que si l’homosexualité est une question de sexe, c’est aussi une question d’amour, ne l’oublions pas ! Par conséquent, se pacser entre homosexuels permet aujourd'hui d'être reconnus légalement en temps que couple, quel que soit le sexe des deux individus concernés. Il est utile de reconnaître que le pacs a changé enormément la vie des couples homosexuels désireux de ne plus être considérés comme des marginaux. Cela permet notement en cas de décès de pouvoir faire valoir certains droits fondamentaux, il était donc vital que le pacs soit inventé. On peut d'ailleurs dire que le fait de se paxer constitue un moyen d'etre reconnu en tant que citoyen français à part entière, les homosexuels ne sont plus en marge de la société et peuvent enfin remplir leurs déclarations fiscales comme n'importe quel autre couple hétéro.
Enfin, le débat actuel sur l’adoption d’enfants par des couples homosexuels semble prêt à s’éterniser, entre ceux qui prétendent qu’un orphelin a besoin d’une famille, quelle qu’elle soit, et ceux qui avancent que pour un développement psychologique normal l’enfant a besoin des modèles masculins et féminins. Il est impossible de déterminer ce qui fera, ou non, le bonheur d'un bébé mais ce qui est certain, c'est qu'il existe des couples homosexuels tout à fait équilibrés, voire plus équilibrés que certains couples hétérosexuels. La notion de fonder une famille est totalement compréhensible, bien qu'il soit aventureux de présumer du bonheur de l'enfant grandissant au sein d'un foyer dont les deux parents seraient du même sexe, qu'il s'agissent de gays ou de lesbiennes.
Dans tous les cas, les gays et les lesbiennes sont des hommes et des femmes comme vous et moi. Ils n'aspirent à rien d'autre qu'à une sexualité comblée et au bonheur amoureux, à l' amour tout court. Fussent-ils gays ou lesbiennes, les individus homosexuels doivent être respectés, à défaut d'être parfois compris. Pour conclure, il paraît que « tous les goûts sont dans la nature »…