Le preservatif
A quoi sert le préservatif ? Le préservatif est un moyen de contraception mais c’est aussi et surtout pour l’instant le seul moyen de lutte contre le VIH, IST. Concrêtement, le préservatif est la meilleure protection contre les maladies sexuellement transmissibles . Le VIH (Virus de l’Immunodéficence Humaine) est un virus qui s’attrape lors de rapports sexuels non protégé (dû au sperme et/ou sécrétion vaginale) mais aussi avec des échanges sang (coupures, seringue non stérile…). Ce virus quand il pénètre dans le corps infecte et détruit les cellules de l’immunité, des maladies appelées « maladies opportunistes » peuvent alors plus facilement se développer dans l’organisme atteint. Ces « maladies opportunistes » sont tous les microbes qui peuvent alors pénétrer dans l’organisme grâce à la faiblesse des défences immunitaires.
On dit qu’une personne est atteinte du SIDA (Syndrome d’Immuno Déficience Acquise) quand elle développe ces « maladies opportunistes ». En effet le VIH met plusieurs années à se développer et à détruire les défenses immunitaires. Une personne atteinte du SIDA est donc forcement atteinte du VIH mais la réciproque n’est pas vraie, une personne atteinte du VIH n’est pas forcement atteinte du SIDA.
Les IST (Infection Sexuellement Transmissible, anciennes MST) sont provoquées par des microbes que l’on peut transmettre lors de rapport sexuel (pénétration, fellation…) sans protection.
Lors d’une conduite à risque il y a une possibilité d’effectuer traitement dans les 48 heures afin de limiter les risques de développement du VIH. Deux jours après la prise de risque, le traitement d’urgence sera inefficace. Un test de dépistage peut alors être effectué, néanmoins ce test doit être réalisé au minimum trois mois après la prise de risque, le virus a en effet une certaine période d’incubation avant de pourvoir être détecté. Cela n’empêche pas bien sur de consulter un médecin avant ces trois mois si on estime avoir pris un risque.
La salive ne transmet pas le VIH, néanmoins une fellation ou un cunnilingus peut être considéré comme un comportement à risque. En effet il suffit d’une petite coupure dans la bouche pour que le virus contenu dans le sperme (ou liquide séminal) ou les sécrétions vaginales se transmette, c’est pourquoi les préservatifs son aussi ici nécessaires. Dans le monde, en 2006, 39.5 millions de personnes vivaient avec le VIH, et 2.9 millions en mouraient. La sodomie et l' homosexualité masculine favorisent la transmission du sida.
En France 150 000 personnes sont porteuses du SIDA et on estime à 40 000 celles qui ne le savent pas. Et malgré les progrès des traitements dans la matière, le SIDA tue en France 600 personnes par an.
Quelques précautions à observer avec les préservatifs :
Un préservatif déchiré ou même très légèrement fissuré laisse passer les sécrétions, notement les spermatozoides sécrétés après l' éjaculation . Pour eviter les mauvaises utilisations, l'homme doit enfiler le préservatif lorsque son sexe est en pleine erection .
Il existe une date de péremption (5 ans) pour chaque préservatif, et il est important de ne pas utiliser un préservatif après la date limite, sa fiabilité étant alors fortement diminuée. La taille du préservatif est elle aussi importante, en effet trop grand il glisse et trop petit il se fissure. Un préservatif ne s’utilise qu’une seule fois, et si il est endommagé il faut le jeter et en utiliser un autre. L’usage de gel lubrifiant est recommandé afin entre autre d’éviter d’éventuels craquellements du préservatif (mais aussi pour pallier à d’éventuels problèmes de sécheresse vaginale pouvant être dûs a des préliminaires trop courts). Attention de ne pas ouvrir l’emballage des préservatifs avec des ciseaux ou des ongles coupants sous risques de déchirer le préservatif.
Le préservatif doit être mis avant toutes pénétrations ou fellations car pendant le rapport et avant l’éjaculation, le pénis émet un liquide séminal qui peut contenir non seulement des spermatozoïdes mais aussi le virus du SIDA.
Il existe des préservatifs masculins et des préservatifs féminins . Leur efficacité est égale en matière de perméabilité aux IST et VIH. Quant au préservatif féminin il est jugé comme un moyen de contraception très efficace si il est utilisé de façon systématique.
Il est important de savoir que l’usage de ces deux types de préservatifs simultanément n’est pas recommandé. En effet les frottements peuvent entraîner des glissements ou ruptures d’un de deux préservatifs ou même des deux. Ces deux types de préservatifs sont à usage unique et délivrés sans prescription médicale.
Le préservatif masculin est en latex. Il se pose sur le pénis en érection, juste avant le rapport et cela quelle que soit la position sexuelle (pénétration ou fellation). Il est possible de se le procurer très facilement (supermarchés, pharmacies, distributeurs automatiques…mais aussi gratuitement dans les centres de prévention tels que le planning familial, AIDES, les centres de dépistages du SIDA, infirmerie des écoles…)
Le préservatif masculin peut être utilisé lors de pénétration vaginale, pénatration anale (même si dans ce cas il est plus recommandé d’utiliser des préservatifs prévus à cet effet), et lors de fellation.
Pour une meilleure contraception il est possible d’ajouter du spermicide au préservatif. Il existe différents types de préservatifs masculins adaptés aux besoins de chacun. Les préservatifs peuvent différer en fonction de leur texture (nervuré, strié…), de leur goût (fraise, vanille, menthe, réglisse noir…), de leur taille (le diamètre en général de 49 à 60 millimètres, la longueur entre 170 et 215 millimètres et l’épaisseur (le plus épais est plus recommandé lors de relations anales), de leur effet (retardant…).
Il existe aussi des préservatifs sans latex pour les personnes y étant allergiques. Un des plus du préservatif est qu’il permet à l’homme de jouir moins vite, ce qui permet un rapport sexuel plus long. Et en plus il ne laisse pas de trace de sperme.
Le préservatif féminin est deux fois plus résistant que le préservatif masculin. Il a une taille unique mais adaptée à chaque femme. Contrairement au préservatif masculin, le préservatif féminin est hypoallergénique en raison de sa matière qui est du polyuréthane. Il est muni d’un anneau souple à chaque extrémité. L’anneau du côté fermé se tord et, se place dans le vagin alors que, l’autre bout prend place à l’extérieur et recouvre les parties génitales. Il est important de savoir que pour des rapports anaux l’anneau interne doit être retiré et posé sur le pénis pour la pénétration. A l’inverse du préservatif masculin, le préservatif féminin peut être mis en place quelques heures avant le rapport (ce qui n’interrompt pas les préliminaires) ou juste avant. De plus il ne nécessite pas d’excitation préalable pour être placé dans le vagin et n’impose pas de retrait immédiat après l’éjaculation. Le préservatif féminin montre plusieurs avantages. Tout d’abord il retransmet la température interne. Mais il est aussi une bonne alternative pour les hommes qui ne supporte pas « l’enfermement » dû au préservatif masculin. Le préservatif féminin est par contre relativement cher (environ 1,50 euros pièce). Il est, de plus, mal distribué, et il est parfois difficile de s’en procurer. Cependant des associations (le planning familial, AIDES…) en mettent à disposition.
Il existe néanmoins certains inconvénients dus au préservatif féminin. En raison de sa matière et des frottements il peut être bruyant pendant le rapport. De plus comme il est expliqué précédemment l’anneau extérieur est visible. Enfin lors de la pénétration le préservatif féminin nécessite le maintient de la collerette extérieure pour être sûr que le pénis se trouve bien dans le préservatif. Le pénis devra alors être guidé lors de la pénétration afin qu’il ne glisse pas entre le préservatif et la paroi vaginale , et en même temps, il faut maintenir l’anneau externe en place. Si jamais le pénis ne pénètre pas correctement alors la préservatif devra être retiré, changé et si nécessaire davantage lubrifié.